"On a une équipe prête, il faut maintenant la volonté et des sponsors" pour financer un budget minimum de 30 millions d'euros, a déclaré mardi M. Kandler à l'AFP.
Il a précisé être en négociation avec un certain nombre de parraineurs potentiels "en France et à l'étranger", ainsi que des investisseurs privés, avec pour objectif l'accord rapide d'un "sponsor titre", qui assurerait la moitié du budget aux côtés de 12 autres parraineurs. K-Challenge avait participé sous le nom d'Areva Challenge à la 32e édition de la "Cup" cette année à Valence, terminant à une décevante 8e place (sur 11) des éliminatoires des challengeurs du tenant suisse Alinghi.
Le groupe industriel français Areva, qui avait contribué à hauteur de 12 M d'Euros à ce défi, s'est dit prêt a financer partiellement un nouveau challengeur français en 2009, mais avait indiqué lundi à l'AFP ne pas avoir été sollicité à ce jour. M. Kandler, sans citer de noms, a précisé que de grands spécialistes français de la Coupe étaient prêts à venir renforcer l'équipe de K-Challenge, mais qu'ils ne "pouvaient pas attendre" trop longtemps une décision finale sur le lancement d'un défi français.
Parmi les noms possibles figurent les barreurs et tacticiens Bertrand Pacé (sur Oracle cette année) et Philippe Presti (Luna Rossa). Selon lui, la 33e édition représente une occasion unique pour un challengeur français de briller en raison notamment de l'arrivée de nouveaux bateaux (de 90 pieds) qui mettront tout le monde à égalité, alors que les marins anglo-saxons disposaient d'un avantage sur les récents Class America. En outre la qualité du design français permettra de dessiner un voilier compétitif dans les courts délais impartis, a précisé M. Kandler. "La France, grande nation de voile, ne peut pas être absente de la Coupe de l'America. C'est une question de volonté. Il faut y aller avec de l'ambition et pas seulement pour participer", a-t-il souligné.