Dominateur tout au long du week-end japonais, Dani Pedrosa (Honda) ne pensait pas finir dans le bac à graviers. Sur une piste séchante et piégeuse, le jeune Espagnol se fendait d'une cabriole dont il se serait bien passé et pense s'être "casser le pied". Sa participation au GP d'Australie pourrait être remise en cause.
Pourtant tout avait bien commencé pour Pedrosa. Une extension de contrat de deux ans en main, signée sur les terres de Honda. Premier à toutes les séances, auteur de la pole position, le chef de file de Honda était évidemment le favori de la course. Mais le temps, pluvieux et maussade, est venu perturber les desseins du jeune Ibère. La piste séchante, humide par endroits, allait avoir raison de sa course à 10 boucles de l'arrivée alors qu'il s'apprêtait à rentrer aux stands pour changer de monture. "Le plus embêtant dans tout ça, c'est que je pense m'être cassé quelque chose ", expliquait Pedrosa. "Je vais passer des radios pour en savoir plus et j'espère vraiment que je serai apte dans trois semaines pour l'Australie", rajoutait-il immédiatement comme pour se rassurer.
La stratégie de Pedrosa et Honda est critiquable. En tardant trop à rentrer, Honda s'exposait à ce genre de déconvenue, les pneus "pluie" se désagrégeant rapidement sur une piste sèche. "Je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé, l'arrière s'est dérobé avant que je puisse faire quoi que ce soit. Avec le recul, je pense que l'on aurait dû rentrer plus tôt", argumentait Pedrosa. Le mal est fait, Honda est revenu de Motegi avec une la 9e place de Nicky Hayden. Un maigre résultat sur ses terres qui apparaît comme une contre-performance au regard des dernières prestations. Sur un tracé aussi exigeant que Philip Island, au pays du nouveau champion du monde, Casey Stoner, il faudra être à 100% pour espérer lui disputer la victoire. Dani Pedrosa le sera-t-il ? Le contre la montre débute maintenant.