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Le Guen : "Je ne lâcherai pas"

Malgré un nouvel échec face à Bordeaux (2-0) au Parc des Princes, où le PSG ne s'est toujours pas imposé, Paul Le Guen refuse d'y voir "une fatalité", répétant qu'il ne "lâcherait pas les joueurs". Il insiste sur "la force de caractère" nécessaire pour jouer à Paris.

PAUL LE GUEN, le scénario ne vous a guère été favorable, contrairement à la semaine dernière (victoire à Monaco 2-1)...

P.L.G. : Le scénario ne nous a pas été favorable face à une bonne équipe de Bordeaux qui a énormément d'atouts dans son jeu. On encaisse un but sur la première vraie situation et ensuite un deuxième qui nous fait très très mal en début de seconde période. Ce que l'on a fait en première période n'était pas si mauvais, c'était à peu près cohérent mais après cela s'est effiloché. Mais pour revenir, il aurait vraiment fallu rester à 1-0.

On a l'impression qu'il faut que vous marquiez en premier pour vous mettre à l'abri à domicile...

P.L.G. : Cela nous arrangerait, vu nos difficultés à la maison. On a besoin d'ouvrir le score même s'il y a un contre-exemple face à Lorient (défaite 3-1 au Parc des Princes). Donc, cela peut ne pas suffire non plus.

Y a-t-il un syndrome au Parc des Princes ?

P.L.G. : C'est vrai qu'il y a des comportements différents à domicile et à l'extérieur mais il n'y a pas de fatalité à cela. Je n'ai pas envie de ressasser cela. Il faudra lutter contre cela et avoir une vraie force de caractère pour inverser la tendance. C'est la seule condition pour y parvenir. Mais j'aiderai les joueurs, je serai avec eux parce que je crois percevoir ce qu'ils ressentent.

Que ressentent-ils justement ?

P.L.G. : A l'extérieur, certains d'entre eux sont clairement plus libérés. Mais il faut qu'ils arrivent à jouer au Parc des Princes avec autant de constance et de possibilités.

Au-delà de la défaite, qu'est-ce qui vous a le plus gêné ?

P.L.G. : C'est devenu compliqué dans la dernière demi-heure même si on a eu des occasions: Pedro (Pauleta) frappe sur la barre, il a une tête qui est dangereuse. Mais pour en avoir, il a fallu que l'on se découvre et on en a concédé aussi. Ce qui me gêne, c'est ce scénario qui fait mal. On a des manques mais on n'est pas non plus aidé par ces moments qui basculent en notre défaveur. On est responsables mais cela fait mal.

Cela ne vous donne-t-il pas l'idée de titulariser Pauleta ?

P.L.G. : Je regarde tout, je vois les matches et je choisis. Là, on est juste après le match qui vient de se dérouler...

On a l'impression que le côté droit parisien est beaucoup plus laborieux que le gauche...

P.L.G. : Il y a beaucoup de complicités entre Sylvain Armand et Jérôme Rothen et cela dure depuis plusieurs saisons. Ils se connaissent bien. On a un peu plus de mal à droite mais on peut y arriver. Il faut donner un peu de temps à Didier (Digard) car il vient d'arriver mais il a les qualités pour y parvenir sur ce poste.

Cette situation au Parc ne vous inquiète pas ?

P.L.G. : Cela ne me plaît pas parce que j'aimerais que l'on donne satisfaction à notre public. On le sent déçu. Mais je sais que l'on a des ressources. Ce que l'on a fait en première période n'est pas si mauvais. Je ne pense pas qu'il y ait un énorme écart entre ce que l'on produit et ce qu'il faudrait produire. Je pense qu'il y a une grosse part de psychologie parce qu'à l'extérieur on a plus de tranquillité technique. Mais je ne lâcherai pas les joueurs qui sont pleins de bonne volonté. Il faut avoir une ligne de conduite, une cohérence. Mais ce n'est pas après trois quatre sifflets que l'on change d'avis.